Don pour la santé : le milliardaire américain Warren Buffet annonce qu'il fera un don de 10 millions de dollars à l'hôpital Rambam de la ville israélienne de Haïfa Rock en Israël : le groupe de rock américain Deep Purple annonce qu'il jouera un deuxième concert en Israël le 23 février à Tel Aviv Bible négligée : une enquête révèle que 93% des ménages israéliens ont une Bible, mais que 28% de la population ne peuvent pas se souvenir de la dernière fois qu'ils ont ouvert le livre saint Le Jour de l'Indépendance rend hommage aux femmes : les célébrations de la Journée de l'Indépendance d'Israël 2014 mettent à l'honneur les réussites et les contributions au pays des femmes

Une statue honorant Churchill a été dévoilé à Jérusalem

 
15 novembre 2012

Une statue honorant Sir Winston Churchill - sans doute le plus important homme d'Etat britannique du 20ème siècle - a été dévoilé dans le quartier de Jérusalem Mishkenot Shaanim.

 

Connu pour vaillamment avoir conduit la guerre des Alliés contre Hitler et l'agitation de l'esprit de combat de son peuple, Churchill a également été un des premiers partisans de la création d'un État juif.

 

Robert Wistrich, Prof. d'Histoire de l'Université Hébraïque :

 

"Churchill était un sioniste, nous savons que déjà avant la première guerre mondiale, alors qu'il était un jeune député qui représentait une circonscription de l'Angleterre, à Manchester, il était déjà favorable au sionisme et je pense qu'il a maintenu la sympathie, la compréhension et le soutien au mouvement sioniste tout au long de sa longue carrière politique qui a vraiment pris fin quand il a cessé d'être Premier ministre en 1955, de sorte que c'était un engagement qui s'étendait sur environ 50 ans. C'est une longue période."

 

Même s'il n'était pas dans le gouvernement, Churchill a exprimé son soutien à la Déclaration Balfour de 1917 qui était une promesse officielle de l'Angleterre pour aider à établir un foyer national juif en Palestine.

 

Des années plus tard alors que son importance politique grandissait, Churchill a fermement défendu la Déclaration contre ceux qui cherchaient à la révoquer.

 

Robert Wistrich, Prof. d'Histoire de l'Université Hébraïque :

 

"Quand il est venu en Palestine en tant que secrétaire des colonies, en 1921, il a été très impressionné par la..., cette phase de la colonisation sioniste de la terre, la façon dont ils ont développé le pays. Encore une fois, c'est le travail dur, l'entreprise, l'industrie tout ce qui l'ont impressionné favorablement. Il est très résistant à l'époque aux pressions arabes de la Grande-Bretagne pour répudier son mandat."

 

Assis dans l'opposition, Churchill s'est élevé contre le Livre blanc de 1939 qui a essentiellement fermé les portes de la Palestine aux Juifs européens fuyant la persécution nazie.

 

Certains historiens pensent que la vision ouverte et considérablement large sur le monde de Churchill a façonné son image positive des Juifs et leurs aspirations nationales.

 

Robert Wistrich, Prof. d'Histoire de l'Université Hébraïque :

 

"Il considérait les Juifs comme la race qui avait contribué plus que tout autre dans l'histoire de la civilisation au développement de ses valeurs fondamentales. Il n'a jamais oublié donc le peuple juif, en fonction de son importance historique plus large qui était extrêmement important à ses yeux, s'est référé à lui comme la race la plus formidable de l'histoire de l'humanité." 

 

Churchill n'avait aucune tolérance pour les opinions antisémites que les historiens disent qu'il trouvait grossièrement basiques et basses. Il a dénoncé publiquement des propos antisémites de ses collègues dans et hors du Parlement. Peut-être encore plus révélateur, il menaça une fois sa mère, qui lui faisait une description inéquitable des juifs new-yorkais dans une lettre.

 

La haine pathologique d'Hitler des juifs était un signe précoce pour Churchill que le leader allemand et son idéologie nazie étaient troubles.

 

En dépit de son image très positive des Juifs et de son soutien constant à l'entreprise sioniste, les historiens disent que le dossier de Churchill n'est pas encore exempt de problèmes. Le Livre Blanc britannique, qui a essayé d'arrêter toute immigration juive pré-étatique d'Israël dans les années 40 était un document que Churchill aurait révoqué, mais pas quand il était au pouvoir. Et d'autres questions demeurent quant à son leadership pendant la 2ème Guerre Mondiale. Quand a-t-il su pour l'Holocauste et pourquoi n'a-t-il pas fait plus pour l'arrêter?

 

Certains historiens disent que de nouvelles preuves montrent que Churchill avait probablement des indices précoces sur le plan d'Hitler d'exterminer les juifs.

 

Robert Wistrich, Prof. d'Histoire de l'Université Hébraïque :

 

"Très probablement, il fut l'un des premiers qui savaient sans doute avec toutes les pièces claires, parce que nous avons maintenant accès à des documents secrets britanniques qui montrent vers septembre 1941, plusieurs mois après que les nazis avaient invité l'Union soviétique. L'Intelligence Britannique a trouvé très rapidement que des massacres étaient en cours contre les Juifs et ils savaient aussi au début de 1942 que l'ampleur du massacre des Juifs était massive."

 

Mais malgré les preuves croissantes du génocide, Churchill n'a rien fait pour détruire les camps de la mort ou faire dérailler les trains de transport. Il n'a signé une action militaire qu'une fois.

 

Robert Wistrich, Prof. d'Histoire de l'Université Hébraïque :

 

"La documentation indique ce qui suit: d'abord, quand Churchill a été informé, sa réponse a été aller à l'armée de l'air, la RAF, et d'utiliser tous les moyen qu'il pouvait et il a approuvé l'idée selon laquelle Auschwitz devrait être bombardé. Cependant, il n'y avait pas de suivi. La Royal Air Force n'était pas intéressée de le faire et ils l'ignoreraient, comme l'ont fait d'autres fonctionnaires britanniques et même les responsables américains et rien n'a été fait."

 

L'échec de Churchill pour faire passer ces ordres de bombardement est, pour certains, une tache sur son dossier par ailleurs impeccable de leadership en temps de guerre.

 

Comme Roosevelt, Churchill priorisé la chute d'Hitler et non le sauvetage des juifs - certains croient qu'il pourrait avoir fait les deux.

 

Après la guerre, Churchill a continué son soutien à la cause sioniste mais pas sans condamner les attaques contre des cibles britanniques par la résistance juive.

 

Lorsque le mandat britannique prit fin et Israël s'est déclarée plus tard un état en 1948 - Churchill a réprimandé son collègue Ernest Bevin pour refuser de reconnaître l'Etat juif.

 

Robert Wistrich, Prof. d'Histoire de l'Université Hébraïque :

 

"Churchill a très sévèrement critiqué sa position et a dit quelque chose que je crois très profond. Il a dit que l'Honorable secrétaire des affaires étrangères semble avoir oublié le fait que la création d'Israël est un événement majeur dans l'histoire du monde, qui ne doit pas être jugée par les besoins du moment. Il doit être vu dans la perspective d'un pas presque cent ans où même d'un millier d'années, mais 2000, 3000 années pour comprendre sa signification."

 

Le buste en bronze de Sir Winston Churchill est un hommage au respect, à la justice et à la loyauté qu'il a montré au peuple juif pendant plus de 5 ans.

 

Le sculpteur Oscar Nemon avait fui l'Allemagne nazie et a trouvé refuge en Angleterre. Il est célèbre dans le monde entier pour ses bustes de l'homme d'Etat britannique le plus célèbre.

 

L'arrière petit-fils de Winston Churchill le lieutenant Randolph Churchill a assisté à l'inauguration récente de la sculpture et a dit que cela signifie tellement de choses pour sa famille. Randolph est la quatrième génération de Churchill en visite en Israël et ne sera probablement pas la dernière.

 

Jordana Miller, JN1, Jérusalem

 

Classer:
date    
cote de popularité    
captcha
Caracteres restants: 1000